‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 164 sur 437 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

Les mêmes; POLIDOR.

POLIDOR, tirant sortépée.

Enfin l'occasion, égale à mon envie,

A mon juste courroux abandonne ta vie,

Rival audacieux^ dont l'importunité

Est partout un obstacle à ma fidélité ,

Qui m'as ravi Lisante, et qui chez Dôrimène

M'as encor diverti le loyer de ma peine.

Perfide, enfin reçois le juste châtiment

Que doit à ton audace un malheureux amant,

Qui ne pardonne point

CELIANDRE.

Dieux! quelle extravagance!

POLIDOH.

£t n'a point d'ennemis que ta seule arrogance.

Deux mots contenteront ton esprit irrité :

Lisante et Dôrimène ont trop de vanité.

En l'espoir d'acquérir ce que je leur refuse ,

Et qui n'est plus à moi, l'une et l'autre s'abuse :

Je sers sans espérance un objet plus charmant,

Et je te satisfais par ce mot seulement ;

Mais le dessein que j'ai d'éprouver ton courage

M'oblige à ce combat où ton honneur t'engage ;

( Il tire son ^pée. )

Satisfait de ma voix , sois-le encor de ma main , Et ne te défends point de ton premier dessein.

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