SCENE PREMIÈRE
FLORISEL, BRUNÉO, se battant.
f uiSQUÉ de ce combat Tissue est incertaine Et Tavantage égal, prenons un peu d'haleine; Qu'un moment de repos ranime nos esprits.
FLOKISEL.
Kon j non ; en un duel dont ma tête' est le prix Il seroit trop honteux à ma ma^n d^étre lasse; Je ne compose point, et ne fais point de grâce^
La grâce que j'implore est commune à tous dieux ^ Et tu partagerois le repos que je^ veyx.
Mais ne relâchons point y trop de vigueur me reste
Pour rendre ce refus à soir auteur funeste.
(Ils recommencent le combat plus vivement. )
FLORiSEL^ le désflrmant après Valoir blessé. Ami, m plus , d'ardeur n'anime tes rivaux, Qu'ils aient pioins d'espérance et cessent leurs travaux ; Crois qu'ils ont pour objet une vaine conquête, Si Diane se donne' au seul prix de ma tête.
Ta valeur me privant du fruit de mon aonour, Qu'elle achève ma perle et me prive du jour. Tranche, heureux Flcrisel, le fil de cette vie^ Qui sous un $i beau joug ne peut être asservie; Et, Diane devant me nier ses attraits, Que le soleil aussi ne m^ëclaire jamais.
FLORISEL
Par la loi de ton sort soumis à ma puissance , Je ne veux point ton sang, mais ton obéissance; Et puisque le vainqueur, d'un empire absolu. Peut prescrire au vaincu quoi qu'il ait résolu , Promets d'effectuer la loi que je t'impose.
BRUWJÉO.
Celle de mon malheur m'oblige à toute chose. Ordonnez seulement.
FLORÏSEL..
Va de ce même pas Oïl cet astié d'amour fait briller ses appas, Pubfier ta défaite , et conter à la reine Qu'un succès malheureux rend ton attente vaine; Dis-lui que soii courroux peut agir librement , Et que je me pi*épare à tout événement ;