ACTE IV, SCÈNE IL îai
Pussent une autre fois refiler ses années, L'enfer ne le pourroit refuser à mes cris; Mais il ne rend jamais les tributs qu'il a pris: Pluton rit de nos vœux; oe dieu n'a point de temple, Et dans la faHle même on n'en voit qu'un exemple.
Il le faut aborder. /
GLOKtS.
Passez , heureux amans ; Souffrez qu^un malheureux plaigne ici ses tourmens, Ou faites-les cesser si la pitié vous touche, Et répandez mon sang sur. cette humide couche.
Nous vous refuserons un semblable secours,
Et tâcherons plutôt de conserver vos jours.
D'où naissent vos ennuis, et quel malheur extrême
Mouille de tant de pleurs ce teint mourant et blême ?
Vous devez excuser ma curiosité ,
La pitié me dispense à cette liberté.
CLORis, se levant et pleurant.
0 ciel! est-ce trop peu de ma dure infortune, Sans qu'on l'accroisse encore et sans qu'on m'importune? Adieu, je m'aime seul^ et mon affliction Ne reçoit ni secours ni consolation.
( Elle s'enfuit.) AMELIE.
O dieux ! qu'il est saisi d'une douleur amère ! Courons, suivons ses pas, et sachons sa misère.
(lis sorte» t»)