‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 217 sur 437 · LE PÈRE D'AMÉLIE, L\ NOURRICE · texte numérisé non relu

LE PÈRE D'AMÉLIE, L\ NOURRICE

LE PÈBE.

O sort injurieux! des ennuis si cuisans

M'étaient donc réservés pour la fin de mes ans!

li n'étoit rien d'égal au repos de ma vie ;

Mes biens étoient plus grands que n'étoit mon envie;

Les plus chéris du sort parloient de mes plaisirs,

Et je ne trouvois plus d'ennuis à mes, désirs :

Faut-il qu'en ce bonheur une fille indiscrète

S'oppose aveuglément au bien que je souhaite?

Cet esprit libertin, tout respect étouffant^

Rit des avis d'un père , et suit ceux d'un enfant.

N'as-tu rien découvert d'une telle entreprise?

Toi qui tenois sa vie en ta garde commise,

Qui ressens en effet ou feins trop de douleur.

N'as-tu pu divertir sa perte et mon malheur?

Connoissant son esprit , ta longue expérience

Te devoit conseiller un peu de défiance ;

Tu voyois les ardeurs qu'elle a pour Dionis,

Et tu pouvois prévoir mes tourmens infinis.

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