‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 220 sur 437 · CLORIS, AMÉLIE · texte numérisé non relu

CLORIS, AMÉLIE

Ce bon paysan, monsieur, mettra toutes ses peines A terminer chez soi vos erreurs incertaines. Attendez en ce lieu le secours que le temps, Ce doux charmeur des maux , donne aux plus mécontens; I^ous y veillerons tous au soin de vous distraire , Et nos plus doux plaisirs seront de vous en faire : Que je sache le cours de votre affection; Fiez-en le récit à ma discrétion.

CLORIS

Que vous renouvelez de sensibles atteintes, Et que la courtoisie ordonne de contraintes ! Quelquefois ces beaux yeux ont-ils versé des pleurs ?

AMIÊLIE.

Hélas ! combien de fois !

CLORIS

Mouillez-en donc ces fleurs; L'âme la plus barbare et la plus inhumaine Est sensible, madame, au récit de ma peine. Mon sexe est déguisé par ce faux vêtement.

A2iI!ËLI£«

Comment, vous êtes

CLORIS

Fille.

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