‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 247 sur 437 · ACTE I, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III

Pour aocrottre sa peur, menaçons , parlons haut. Sus y. mes pomgs , donnez-moi le repas qu'il oie faut ; Faites un, compagnon de sort et de disgrâce Aux quatres hommes qu'hier j^assommai sur la place « Ils surent qu'au besoin vous êtes bons et lourds.

SOSIE

Je ferai le cinquième! O malheur de mes jours!

MERtitTRE, à part.

De votre premier coup ne laisiiez dents en bouche^

SOSIE, aparL £h! de quoi donc manger? Je suis mort s^il me touc&e.

MERCURS.

Voici de la matière à notre noble ardeur; Je sens ici quelqu'un.

SOSIE, a part.

O la funeste odeur!

MERCURE

H ne peut être loin et vient de long voyage.

SOSIE, à/>a/t.

Cet assommeur devine*

MBRCURB.

Il apfiroche; courage.

>8oste. ' \

Si tu me dois toucher^ contre. ce mur au moins, Par gloire ou par pitié, daigne amollir tes poingS;.

MERCURE

Chargeons-le cpimportance^ .

SOSIE

Eh! je suis las de sorte Que , sans charge , inoi*même à peine je me porte.

MERGUHE.

Mais où ce malheureux détoume-t-il ses pas?

SOSIE

Quel seroit mon bonheur s'il ne me voyoit pas !

MERCURE

Sa voix , ou je m'abuse , a frappé mon oreille.

SOSIE

Et sa main va frapper la mienne à la pareille*

MERCURE

Il vient, je l'aperçois.

SOSIE

J'ignore qui je suis En l'état malheureux oii mes jours sont réduits ; De peur le poil me dresse et tout le corps me tremble; Mon ambassade et moi sommes péris ensemble. Mais ta vertu, Sosie, au besoin se dément: Il est seul comme toi ; parle-lui hardiment.'

MERCURE

Toi qui portes Yulcain en cette corne esclave

SOSIE

Mais toi qui brises tout et qui fais tant du brave

MERCURE

Oïl s'adressent tes pas ?

SOSIE

Que t'importe ? Où je veux.

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