Tome III
Ma patience , ô dieux ! est bien incomparable , D'avoir pu si long-temps souffrir ce misérable.
SOSIE
Dites ce qui vous plaît , suivez votre courroux , C'est à moi de souffrir, puisque je suis à vous; Mais je ne vous dirai, quelque sort qui me suive, Que la vérité même , et que ce qui m'arrive.
AMPHITETOir.
Oses-tu , malheureux , encor me soutenir Ce qui ne fut jamais ni ne peut avenir, Qu'étant ici présent, tu sois chez nous encore?
SOSl£«
C'est l'effet d'un pouvoir que moi-même j'ignore , Mais je ne vous ments point.
AMPHITRYON
Misérable est celui Sur qui peod le malheur qui t'attend aujourd'hui.
SOSIE
Je ne me défendrai d'un traitement si rude Qu'avecque la vertu qu'enjoint la servitude.
AMPHITRYON
Ton impudence encor s'obstine à me jouer !
C'est bien haïr ta vie , il le faut avouer :
Tu m'oses soutenir avecque tant d'audace
Qu'un même homme enmêmeheure occupedouble place?
SOSIE
Je le maintiens encor.
Te confowleiit les dieux!