‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 257 sur 437 · ACTE II, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE I

SOSIE

Leur foudre, si je ments, m'extermine à vos yeux !

AMPHITRYON

Quelle confusion à la mienne est pareille, Et combien justement douté-jc si je veille !

SOSIE

Que désirez-vous plus? je vous l'ai dit cent fois,

Et vous verrez l'effet s'accorder à ma voix.

A quoi tant répéter ce discours inutiie?

Me voici dans les champs , et je suis à la ville,

Parlé-je cette fois assez disertement ,

En termes assez- clairs, assez distinctement? '

Nos fautes font bien moins que votre défiance

Ce malheur qui chez vous nous ote la créance»

Malheur, Amphitryon , à ceux que comme moi

Un sort abject et bas rend indignes de foil

XMPHITJITOK.

Traître, qui te croira? quel esprit si crédule Ne tiendra comme moi ce conte ridicule , Que tu sois au logis, et que tu sois ici?

J'en suis le plus confus et le plus en souci ; Mais il n'est rien plus vrai.

AMPHITRYON

Dessus quelle apparence As-tu si fermement fondé cette assurance?

SOSIE

Il est trop vrai, vous dis-je, et cet étonnement. S'il vous touche si fort, me touche également.

Je n'ai pas cru d'abord à cet autre moi-même ,

J'ai démenti mes yeux sur ce rapport extrême;

Mais j'ai tant fait enfin que je me suis connu ,

Je me suis tout conté comme il est avenu,

Jusques à me citer la coupe de Ptérèle ;

J'ai mon nom, mon habit, ma forme naturelle;

Enfin je suis moi-même , et deux gouttes de lait

N'ont pas , à mon avis , un rapport si parfait.

Tai trouvé, quand bien las j'ai ma course achevée

* AMPHITBTON.

Quoi?

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