ACTE III, SCENE IL
Ah! ne t'oppose plus, importune contrainte, Et laisse à mon désir forcer un peu ma crainte.
(It luilmiseles mains.) DARINEL.
Quand on donne aux amans le titre d'insensés, On les épargne encore, on n'en dit pas assez; Il veut, il ne;, veut pas, s'approche, se retire. Quelle pure manie, et quel plaisant martyre! . Ne sauriez-vous former un généreux dessein , Aller jusqu'à la bouche et donner jusqu'au sein?
DAAAIDE.
h tremble , Darinel.
DARIIfEL.
C'est bien ce qui me semble.
Est-ce \k paroître homme ?
D AU Al DE, se retirant.
Éloignons4ious , je tremble.
DARIIfEL.
0 la plaisante amour! Craindre pour un baiser!
i)ARAiD£.
Mais si je l'éveillois attends le dois-je oser?
DARINEL
Plus belle occasion ne vous peut être offerte. Les honteux perdent tout.
DARAÏDE.
Tu causeras ma perte :
Je brûle toutefois de suivre ton conseil ;
le ne m'en puiis défendre. O plaisir sans pareil!
Une si glorieuse et si douce licence
A. mes travaux passés est trop de récompense.
46 AGÉSILAN DÉ GOLCHOS,