ACTE IV, SCENE IL 4a
Passe, laisse mon maître, en l'entretien d'Alcmène, Posséder le repos qui succède à sa peine. La guerre faite aux champs , laisse la paix chez nous , Et ne fais point mon temps Texercice des fous.
AMPQITRTOir.
Quels fous*, et qui ton maître?
MERCURE
Amphitryon, te dis-je.
A combien de discours cet importun m'oblige !
AMPHITRYON
£h! de grâce, Sosie, ôte-moi de souci.
Tu dis qu'Amphitryon
MERCURE
Oui , t4 di&^je > est m. .
AMPHITRTOir«
En la chambre d'Alemène?
MERCURE
Et dessys son lit mçme.
AMPHITRYON
Que résoudrai-je, ô dieux! ^n ce désordre extrême? Que ferai-je? en quel lieu s'adresseront mes pas? Sosie , encore un coup , ne me connois-tu pas ?
MERCURE
Oui , pour un importun.
AMPHITRYON
Descends, lâche; ouvre , traître , Peste , ivrogne éternel , qui méconnois ton maître. Nous verrons, à la fin d'un passe-temps si doux, Si tu reconuoîtras ce que pèsent mes coups.
MEHGI7RE.
Attends^ au nom des dieux.
AMPHITRYON
Te puissent-iis confondre!
MI^RCUBE.
Je te vais envoyer qui te saura répondre.
AMPHITRYON
Qu^il vienne y qu'il paroisse.
MERCURE
U te fera raison.
AMPHITRYON
Périssent valet^ femme , et famille , et maison !
( Mercure sort. )
Dieu, souverain des dieux, je réclame ton aide;
Tu peux seul à ma peine apporter du remède;
Eclaircis mes soupçons , débrouille ce chaos ;
Si tu ne veux ma perte , établis mon repos ;
Dessille-nous les yeux, dissipe ce nuage,
Et rends-moi pour le moins mon nom et mon visage.