‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 298 sur 437 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

Son père est Jupiter , qu'Hercule soit son nom. A cette voix succède un horrible tonnerre; . Tai vu le ciel s'ouvrir , j*ai vu fendre la terre ; Le feu , les ondes , l'air et tous les ëlémens , Sans ordre, se sont vus hors de leurs fondemens; Et je croyois déjà toucher nia sépulture^ Dans ce commun débris de toute la nature , Je courois effrayée, et fîiyois sans dessein, Lorsque la terre enfin a raffermi son sein. Les cieux se sont* fermés , l'air est resté tranquille Ma frayeur sans effet, et ma fuite inutile.

AMPHITRTOir.

Je plaindrois mon honneur d'un affront glorieux, D'avoir eu pour rival le monarque des dieux ! Ma couche est partagée, Alcmène est infidèle,. Mais l'affront en est doux , et la honte ^n est belle , L'outrage est obligeant ; le rang du suborneur Avecque mon injure accorde mon honneur.

( Ua nouvel éclat de tonnerre «e fait entendre.)

Mais quel nouvel orage à ce calme succède ? O Dieu, maître des dieux, je réclame ton aide.

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