‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 299 sur 437 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

(le ciel s'ouvee. )

Les mAmes; JUPITER en Vair.

JUPITER

Rassemble , Amphitryon , et possède tes sens ; C'est bien ici le même foudre Dont je mis les Titans en poudre,

Mais il ne tombe pas dessus les innocens.

Roi monarque des rois , dieu souverain des dieux , Pour tirer ton esprit de peine Et soutenir l'honneur d*Alcmène,

De mon trône étemel je descends en ces lieux.

Je suis le suborneur de ses chastes attraits y Qui sans l'emprunt de ton image, Quelque beau que fût mon servage ,

Pour atteindre son cœur aurois manqué de traits.

D'un fils frère du tien, digne sang de mon sang, Sa couche vient d'être honorée.

Qui de cette basse contrée

Un jour des immortels viendra croître le rang.

Il reçoit Pêtre, l'âme, et naît presque à la fois; Et pouvant tout sur la nature , J'en romps l'ordre en cette aventure.

Et fais faire à trois nuits l'office de neuf mois.

Deux horribles serpens étouffés par ses mains Ont déjà. marqué sa naissance; Et qu'homme d'immortelle essence ,

Il passe en dignité le reste des humains.

Qu'Hercule soit le nom de ce jeune héros ;

Que par lui chacun te révère ;

Chéris le fils, aime la mère, Et possède avec elle un paisible repos.

( il remonte au cieh )

AMPHITRYOîî.

Cet agréable charme est enfin dissipé.

Qu'à bénir le charmeur chacun soit occupé;

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