ACTE III, SCENE VL ' Sy
▲ RDÉiriE.
Que ce prodige est rare , et que le ciel vous aime! La victoire à la fin penche de son côté.
AiTAXARTE tombant et remettant son éoée à Daraîde.
Je suis vaincu deux fois, adorable beauté;
Par deux divers effets une fille me brave,
Et vos yeux et vos mains me renc|ent votre esclave.
D'un pouvoir plus qu'humain ce bras est soutenu ;
Mars sous ces vêtemens veut régner inconnu ,
Et je protesterai devant toute la terre
Que j'ai vu dans ces lieux le démon de la guerre.
DARAÏDE.
Avouez seulement que cet astre d'amour Est le pîus digne objet qui respire le jour.
AITAXARTE.
Je devois prévenir cette juste requête:
Pour cette vérité j'exposerois ma tête.
Madame, pardonnez à cet aveuglement Qui ravit la raison à l'esprit d'un amant; A ma honte partout vantez cette victoire , Et faites publier votre commune gloire.
DIANE, embrassant Daraide.
Appui de mon honneur, ma Daraïde, ô dieux! Quel miracle inconnu nous est venu des cieux?