‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 36 sur 437 · DAR,AÏD · texte numérisé non relu

DAR,AÏD

C'est le moindre devoir que mon bras vous destine:

Que ne peut faire oser une beauté divine?

Diane m'animant, je me puis acquitter

De ce qu'à peine un dieu pourroit exécuter.

58 AGÉSILAN DE CÔLCHOS,

- SIDO]Dri£.

Ici , ma passion , le ciel t'offre des armes ;

C'est trop m^êlre inutile et me causer des larmes :

Le sang de Florisel doit enfin t'assouvir:

Daraïde a la main qui te pourra servir;

Le démon de tes jours , à ton affront sensible ,

T'envoie avec dessein ce miracle visible :

C'est le dernier espoir qui reste à ta douleur,

Et rien n'est impossible à sa rare valeur.

Par ce qui t'est plus cher, rends-moi, belle guerrière.

De ton affection cette preuve dernière ;

Punis d'un orgueilleux l'invincible dédain ;

Que je doive sa tête à ta divine main.

Je sens un mouvement par qui le ciel m'assure

'Que c'est toi qu'il destine à venger mon injure.

DA.RAiDE.

Qu'une si grande reine implore mon secours ^ J'égale au sort des dieux le destin de mes jours. Madame, espérez tout de mon obéissance; Pour vous mes actions passeront ma puissance : Je brûle de le suivre, et, si j'atteiqs ses pas. Tous les efforts du ciel ne le jsauveroit pas.

FIN DU TROISliME ACTE.

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