‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 368 sur 437 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les mêmes; OCTAVE.

OCTAVE

Ah! faites que le roi ne vous rencontre pas, Madame; ni le ciel, ni la mort elle-même Refusant son secours à sa fureur extrême , Ne pourroient s'opposer à ce forcènement, Ni prolonger vos jours d'une heure seulement. Pour vous dire en deux mots quelle est votre misère, Ce prince est arrêté par l'ordre de son père, £t par cet ordre même on vous cherche partout; On court par le palais de l'un à l'autre bbut;' La porte' en est fermée , et contre sa pour&uite Ce seroit perdre temps que d'opposer la fuite: Cette recherche enfin ne tend qu'à votre mort.

LAURE

Eh hîen! il faut mourir si c'est l'arrêt du sort. Nul n'évite la tnort , plusieurs l'ont souhaitée : Après tout, c'est un fruit de l'amour d'Orantée.

OCTAVE

Un seul remèdç s'offre assez heureusement.

LAURE

Quel? .

De vous travestir.

ToM£ m. 36

56a LAUKE PERSÉCUTÉE,

LAURC.

Et de quel vêtement?

OCTAVE

D'un des pages du prince, et sous cet équipage Tenir lieu près de lui de maîtresse et de page : Celui qui le portoit est mort depuis trois jours. Mais il se faut hâter.

LAURE

Dieux ! soyez mon recours,

(Elle sort ayec Octave. )

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