‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 367 sur 437 · LAURE, LYDIE · texte numérisé non relu

LAURE, LYDIE

LYDIE

Le mérite aujourd'hui, contre Terreur commune, Fait voir qu'il est parfois maître de la fortune. Vous la voyez esclave, en ce prince amoureux, Embrasser vos genoux et vous offrir ses vœux.

LAtJRE.

Quand elle se présente avecque tant de pompe ,

Ce n'est qu'un faux éclat qui brille, mais qui trompe.

On a moins de créance à qui promet le plus^

Et souvent tout offrir est un adroit refus.

Vois-tu pas. à quel point le roi nous persécute ,

Et qu'avant que je monte il médite ma chute?

Ayant à surmonter un ennemi si fort.

Quel fruit dois-je espérer des caresses du sort?

LYDIE

Le prince forcera ce qui vous importune. ' En possédant son cœur vous tenez sa fortune : Autant qu'il est aimable , autant il est constant.

(A part.)

Octave, hélas! pourquoi n'en puis-je dire autant?

LAURE

L'Amour engendre en notis cette délicatesse, Que ce que nous aimons s'il ne nous rit nous blesse : Un regard un peu froid échappé sans dessein Nous est un trait mortel qui nous perce le sein t

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