‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 379 sur 437 · ACTE I, SCÈNE X. SjS · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X. SjS

Qui de mille «ssouyit les désirs dissolus,

Et capable de tout) si ce n'e^ d'un refus;

Au reste, à ce qu'on dit, bien moins belle que Vaine,

Et qu'un œil délicat ne souffriroit qu'à peine?

C'est là ce digne objet et ce choix précieux

Qu'à l'honneur de ta couche ont destiné les cieux?

Quiconque vous ait fait cette fausse peinturé , Si j'en apprends le nom, il mourra, je le jure. Pour vous laisser la vie en ce juste <x>urroux , Il ne me faut pas moins que la tenir de tous : Mais qu'à jamais les dieux en prolongent la course ; Mon sang me vient du v6tre , il révère sa source. Laure, au reste, est honnête, et j'atteste lés dieux Que ma mère elle-même , oui , ne véquit pas mieux ; Et, touchant les défauts qtf'tm peint en son visage, Si quelqu'un qui Fait vue ft tenu ce langage , Et s'il ne vous flattoit ^ je s)iis un imposteur :, Faites couper un jour la langue du menteur. ISoik^ seigneur^ il n'est rien que Laure ne surpasse; Auprès de ce qu'elle est toute grandeur est basse: Pour venir jusqu'à moi croyez qu'elle descend, Et ne peut épouser un roi qu'en s'abaissant.

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