SCÈNE VIL
Les mêmes; LYDIE et OCTÂYE, dans un cabinet.
LTDiE, à Octai^.
Ah! ne m'opposez point des excuses frivoles; Répondez-moi du cœur, laissons là les paroles. Octave, payez mieux les ardeurs que je sens, Qu'avecque des soupirs ou feints ou languissans, Infidèles témoins d'une fidèle flamme , Et qui ne disent point les sentimens de l'âme»
ORAirTJÉE , écoutant sous la fenêtre.
Ardeurs, flammes, soupirs, ah I que m'apprenez- vous? Laure priant d'amour f lui prié! moi jaloux!
OCTAVE
Mais puisque vous savez que je dépends d*un maître , Accordez donc les noms de valet et de traître. Laure, eh quoi I pourrez-vous priser avec raison La foi qui vous viendroit par une trahison? Mon devoir, non pas moi, fait cette résistance; Je ^e vous puîè, constant, proriiettt'e de constance : Quels si sacrés senttens vous pourroient assurer