‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 406 sur 437 · ACTE III, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XII

Dont il est dangereux de se laisser guérir, Et qu^on ne peut fermer sans se faire mourir. O ridicule amour ! cœur lâche , cœur infâme , Qui ne peux t'échapper des liens d'une femme! Etre si peu touché d'un si sensible affront ! Ne le ressens-tu point ? est-il tout sur mon front ? Elle ne peut souffrir ni moi ni ma fortune ; Un des miens la rejette , et moi je l'importune. Ah! cède, mon amour, à ce juste transport; Oui, je hais cette infâme à l'égal de la mort. Mais quoi ! ne la voir plus ! Mon erreur reconnue Peut m'en ôter l'amour et m'en laisser la vue ! Haïssons seulement ce qu'elle a d'odieux, £t l'abhorrant du cœur , admirons-la des yeux. Hélas! que résoudrai-je en cette peine extrême? A peine je la hais que je sens que je l'aime*

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