SCÈNE IV
OCTAVE, ORANTÉE.
L'ingrate à mes regrets joint eocor ses mépris. Hélas! quel trouble, Octave, agite mes esprits! L'amour qui me transporte, et l'affront qui me touche, Tous deux également vouloient m'ouvrir la bouche ; Tous deux vouloient paroître et sortir à la fois, Et tous deux se pressant m'ont étouffé la voix.
OCTAVE
J'ai déguisé la mienne avec tout l'artifice Que pouvoit de mon soin requérir ce service; Et Laure assurément n'a pas cru me parler. Mais, seigneur, il est tard et temps de s'en aller.
CRANTÉE.
Va , laisse , je te prie , à mon inquiétude , Avant que je te suive, un peu de solitude.
OCTAVE
Seigneur!
Ah! que je hais ces soins désobligeans! Va, te dis-je, et tantôt amène ici mes gens.
OCTAVE, à part.
Soyons tôt de retour : la fourbe découverte Et de Lauré et jeIu jour me coûterait la perle.
(nsori.)