‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 416 sur 437 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ORANTÉE seul.

Enfin me voici seul, et je puis librement

Ecouter mon amour et mon ressentiment.

Mon cœur entre les deux également balance ;

Honneur, pour m'arrêter use de violence;

Car, si j'ose la voir, quel que soit mon courroux.

Tu me verras muet tomber à ses genoux ;

Un seul de ses regards m'arracheroit les armes;

Et si je me plaignois , ce seroit par des larmes.

Si j'ose Taborder son pardon est certain ;

L'ennemi qui visite a la grâce à la main.

Que résoudrai-je donc au mal qui me transporte?

Attends-je que le jour me trouve à cette porte?

C'est trop délibérer; levons-nous, parlons-lui.

Mais d'une fausse voix et sous le nom d'autrui.

(Il frappe à la porte. )

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