SCÈNE III
Les m£mes, SIDONIE.
SIDOKIE.
Quel est cet accident? qu'a Daraide? ô dieux! ^ ,
ARDItiriE.
Prenant congé de nous au partir de ces lieux, Diane, qui revoit, contrersoil espérance A semblé la traiter d'un peu d'indifférence , Et c'est ce qui la met au point où vous voyez . D'unoe source de pleurs ses yeux se sont noyés, Et j'ai vu sous le faix de l'ennui qui la presse, Sans qu'elle dît un mot , succomber sa foiblesse.
SIDONIE
D'où lui peut procéder ce refroidissement? Faites qu'elle descende ; allez , et promptement.
■' (Arcl(^iiie va chercher Diane.)
Son œil entr'ouvre enfin sa débile paupière , Et, tout baigné de pleurs, il- revoit la lumière.
BARAÏBE.
Dieux! qu'est-ce que je vois? quelle est votre bonté. Et quel indigne soin prend votre majesté ? Que peut vous profiter le jour que je respire , Pour empêcher la Mbrt d'accroître son anpire ? Mes jours sont une vie et ma mort un tr^as Que votre majesté ne considère pas.