ACTE V, SCÈNE V
DTARE.
La force qui me resté Ne pourroit pas souffrir ce spectacle funeste. Éloignez-le d'ici.
DARAÎDE.
Bean charme de mes sens.
Qui vous fait altérer ces attraits innocens? Pourquoi de tant de pleurs mouiilez-vous ce visage , £t pourquoi vos beaux jeux o'ont-ils plus d'autre usage? Est-ce moi qui les blesse et suspends leur pouvoir ? Ma Diane , estrce moi que vous craignez de voir ?
BiAKE, la regardant.
Quoi ! c'est toi que j'entends , ma chère Daraide ? Quel Dieu t'a pu tirer de cette plaine humide Où deux guides sans yeux, la Fureur et TAmour, Tont fait précipiter pour y perdre le jour?
dahaIde.
Que dit-elle , bons dieux ? ne suis-je pas moi-même ? Ai-je
ARDiNlE.
Pour la punir de la froideur extrême Qu'elle vous a fait voir quand vous partiez d'ici , Jef me suis divertie à l'abuser ainsi. Obtenez mon pardon , puisque par cette feinte Elle vous fait juger combien elle est atteiqte*
DIAITE.
Que je te veux de mal ! Dieux! combien ce rapport M'a fait souffrir de morts pour la peur d'une mort I
^ DARAÏDB.
Pour rester tous conteus accordez-moi sa grâce.
8» AGÉSiLAN DE COLCHOS,
Donc à condition.. «.«
Que faut-il que je fasse?
i>iAiy£.
Qu'à moins que me déplaire on a y retourne plus.
SIDONIIS.
Cessons enfin , cessons ces propos superflus : Apprends, ma chère fille, ime heureuse aventure Que te devroit assez enseigner la nature. Par un secret instinct ne reconnois-tu pas Celui qui te contemple et qui te tend les bras?
Tix^ynsi^t,^ allant t embrasser.
Je ne puis plus forcer l'ardeur qui me consonH»e. *
DIANE
Je vois, je vois mon père , et le sang me le nomme, O mon père!
FLORISEl. ^
O ma fille!
ARDIÉWIE.
O puissant coup des cieux!
Quel bonheur est pareil à celui de ces lieux!
ELORISEL.
-Recouvrer un enfant, et d'un nœud légitime Me joindre à Sidonie est la peine d'un crime \ O dieux! ô protecteurs du destin des mortels, Quelles sont vos faveurs, puisque vos coups sont tels?
DIANE
Combien à nos désirs la fortune est prospère ! A qui dois-je le bien de recouvrer mon pèce?