‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 72 sur 437 · ACTE n, SCÈNE I. uj · texte numérisé non relu

ACTE n, SCÈNE I. uj

De i*ois sous qui dans peu tout l'univers respire; Serre d'un uœud si fort leurs pudiques amours,, Que jamais accident n'en termine le cours.

CLÉAKOR-

Que les Dieux et les destinées Les préservent de tous malheurs, Et dessus, un siècle d'années, Â pleines mains versent des fleurs*

LE DUC

Qu à jamais de cet hyménéa L'Ëpire bénisse les lois, Et que leur couche foitunée Soit la source de mille rois.

FÉLISMOirD.

Que les dieux par cette alliance Se donnent des adorateurs Qui fassent craindre leur puissance Et montrent qu'ils en sont auteurs.

PARTHENIE.

Que la Fortune soit sans roue Parmi tant de prospérités, Et qu^aucun malheur ne dénoue Le nœud qui joint nos libertés.

LE GHAJXjy-vKÈTK^ ^Joignant les mains de Félismond et de Parthénie.

Sire, promettez -vous de rendre à cette belle. Sous ce joug chaste et saint, une ardeur mutuelle; Que toujOw^-î vos désirs répondront à ses vœux, Que vos flammes croîtront à l'cnvi de ses feux , Et que ce dieu par qui vos âmes sont blessées , Comme je joins vos mains unira vos pensées? Tome IIL 8

ii4 LlNIfOCMTE INFIDELITE,

FELISMOITD.

Que je meure au moment que cet objet vainqueur Ne me sera pas cher à Fégal de mon cœur, ^ Et que hors de ses bras toutes autres délices Ne seront pas pçur \aoi d^s fers ett de$ supplices.

LE GRAKo-PRÊTRE) à PoTêhénie.

Et vous en qui te ciel a si prodiguement

Mis tout ce qu'on peut voir de rare et de charmant ,

Ne promettez-vous pas à la foi qu'il vous donne

De partager ses soins ainsi que sa couronne ,

Et de le révérer sur tous ceux de ces lieux

Comme le seul objet agréable k vos yeux?

PARTHilNIE.

Oui.

LE 6.DIAND -PRÊTRE.

Par le saint pouvoir d'Amour ed d'Hyménée^ J'unis vos jours, vos corps et votre destinée: Que ce nœud chaque jour devienne plus étroit , Que contre vos plaisirs le feu perde son droit, Qu'ils ne cessent jam^ais., qu'ils doon^ot à l'Épire De neuf mois en neuf ï^iois les fruitSi qu'elle désire; Et que la terre, un jour voye d« toutes parts Trembler ses l^i^ti^ps dfessQAi^ ces, jeunes Mars.

(Les trompeltes sonnent. — iHermanjte entre d*un air grave ayant an doigt ane bagne encbantëe. Elle n^est rue que de Fëliçippod. y

Où s'est iiOipi^udemnieapkt ma, liberté rangée ? Sous quelle étroite loi St'est mpn âme eqgsv^^? Hermante espérpib mieu)^ > ^t sa ûdéU.td fiait un juste reproç]^ à ma facilité.

Qu'elle éblouit 1^ yeu2^ d'une dp^ce lumière!

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