‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 80 sur 437 · HERMA.1CTE · texte numérisé non relu

HERMA.1CTE

Je préfère Téclat de cent moindres couronnes

Au titre spécieux que votre amour me donne.

Du bandeau que je veux mon front n'est point couvert ;

Avecque votre amour ma dignité se perd :

Je suis reine en Tardeur dont votre âme est atteinte ,

Et je deviens sujette alors qu'elle est éteinte :

Yous refusant j^acquiers, je perds en vous donnant ,

Et vous me rabaissez presqu'en me couronnant.

Par le premier baiser dont je vous favorise ,

Votre feu s'alentit et mon sceptre se brise.

EiLISAIOiri).

Cruelle!

ia4 L'INNOCENTE INFIDÉLITÉ,

HERMANTE.

Une heure a bien relevé mon destin :

Tantôt j'étois Hermante, et je suis reine enfin. Poipr consenrer ce rang souffrez que je vous nie Ce qui demain rendroit ma dignité bannie. Adieu; la reine attend ce que vous bn devez. Ses yeux de vos regards sont trop long-teni|is privés.

(Elle sort.) FELISMOirn.

Quoi! ni mon repentir, ni mes vœux , ni ma peine..... Mais, dieux! comme elle fiiit 1 suivons cette humaine^

(IL suit Hcraïaiile.) iVAlTDRE.

O honteuse fureur! ô fatal accident!

O présage certain d^un malheur évident!

Que ce brutal Amour, ce tyran redoutable ,

Est dans les cœurs des rois un monstre détestable;

Et combien de malheurs menacent cette cour.

Où ce grand changement n'est que l'effet d'un jour !

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