HERMA.1CTE
Je préfère Téclat de cent moindres couronnes
Au titre spécieux que votre amour me donne.
Du bandeau que je veux mon front n'est point couvert ;
Avecque votre amour ma dignité se perd :
Je suis reine en Tardeur dont votre âme est atteinte ,
Et je deviens sujette alors qu'elle est éteinte :
Yous refusant j^acquiers, je perds en vous donnant ,
Et vous me rabaissez presqu'en me couronnant.
Par le premier baiser dont je vous favorise ,
Votre feu s'alentit et mon sceptre se brise.
EiLISAIOiri).
Cruelle!
ia4 L'INNOCENTE INFIDÉLITÉ,
HERMANTE.
Une heure a bien relevé mon destin :
Tantôt j'étois Hermante, et je suis reine enfin. Poipr consenrer ce rang souffrez que je vous nie Ce qui demain rendroit ma dignité bannie. Adieu; la reine attend ce que vous bn devez. Ses yeux de vos regards sont trop long-teni|is privés.
(Elle sort.) FELISMOirn.
Quoi! ni mon repentir, ni mes vœux , ni ma peine..... Mais, dieux! comme elle fiiit 1 suivons cette humaine^
(IL suit Hcraïaiile.) iVAlTDRE.
O honteuse fureur! ô fatal accident!
O présage certain d^un malheur évident!
Que ce brutal Amour, ce tyran redoutable ,
Est dans les cœurs des rois un monstre détestable;
Et combien de malheurs menacent cette cour.
Où ce grand changement n'est que l'effet d'un jour !