‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 84 sur 437 · ACTE. III, SCÈNE IL i3i · texte numérisé non relu

ACTE. III, SCÈNE IL i3i

OtoDs-lui ce qu'un jour elle vous peut rayir; C'est obliger le roi que de le desservir.

PARTHlÊlflE.

Évandre , que ma mort prévienne la pensée D'irriter cette ardeur dont son âme est blessée. Un si pressant instinct me porte à le chérir. Que si je lui déplais, il m'est doux de mourir. Ma flamme est sans égale , et jamais la nature N'a produit une ardeur si forte ni si pure. Que son cœur inconstant brûle de feux nouveaux. Il ne me peut déplaire, et ses crimes sont beaux: Je prêterois mes soins à l'ardeur qui le presse , Je voudrois en son sein avoir mis sa maîtresse ; J'aime cette beauté parce qu'elle lui plait , Et préfère son bien à mon propre intérêt.

EVAironE.

Quelle âme 'de rocher, quel esprit si barbare Verrait sans s'amollir une amitié si rare? Madame , espérez tout et du ciel et du temps : Les charmes cesseront , vos vœux seront contens , Et nous verrons le roi vous rendre avec usure Les fruits d'une amitié si constante et si pure; Cet infâme hen dont il est arrêté.

Dans peu Mais taisons-nous, voici sa majesté.

(Fëlismond entre avec sa suite; il regarde froidemeat Parlhénie)

F£LiSMOND, à Évcuidre*

Evandre , écoute un mot.

(Felismoad, Êirandre sortent avec, la suite. )

i3a L'INNOCENTE INFIDÉLITÉ»

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