SCÈNE PREMIÈRE
HERMANTE seule.
JtLNFiTf ce vieil enfant, cet archer redoutable. Ce dieu qui prétendoit un empire équitable
Sur tous les autres dieux, Sent une fois au moins qu'un autre le surmonte ; Il demeure confus, et, pour cacher sa honte, A besoin du bandeau qui lui couvre les yeux.
Il attaqua son oncle en ses demeures sombres y Et dessous le pouvoir de la reine des ombres
Il osa l'asservir.
Mais sa confusion répare cette injure; Et ce vieillard enfin se venge avec usure De sa peine et des pas qu'il fit pour la ravir.
Il l'arrête captif dans le cœur d'un perfide ; D'insolent qu'il étoit c'est un enfant timide :
Les flammes et les fers Dont à son gré jadis il captivoit les âmes Sont d'inutiles fers et d'inutiles flammes. Ou s'il s'en veut servir,, c'est au gré des enfers.