‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 95 sur 437 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

FÉLISMOND, HERMANTP.

FI^LISMOND.

Evandre tient de moi l'ordre de cette charge; Que ton intention dessus lui se décharge : Elle aura pour dormir d'un étemel sommeil Une course commune avecque le soleil.

Cependant ménageons la saison opportune , Et que j'en aie une autre avecque toi commune. Qu'il me tarde déjà que dessus ce beau sein Ma violente ardeur n'accomplit son dessein , • Attendant cet hymen qui te rend souveraine , Et qui donne à l'Épire une si belle reine !

HJBRMAirTE.

Sire, attribuez tout à l'inclination :

Le seul bien de vous plaire est mon ambition.

»4o LINHOCENTE INFIDÉLITÉ,

FiLISMOlfD.

Et cette ambition te donne un diadème , Met mon sceptre en tes mains et t'égale à moi-même. Ne diffère donc plus ces innocens ébats Qu'autrefois si charmé je trouvois en tes bras: Jouissons des pletisirs que Famour no^s propose , Et rendons les effets aussi doux que leur cause.

HERMANTE.

Mon ardeur aujourd'hui vous veut faire douter S il reste après ce bien quelque bien à goûter. Au pri^ du doux effet qui suivra mes promesses. Vénus pour Adonis eut de tièdes caresses ; La femme de Titon ne vient que froidement Du lit de son époux au seia de son amant ^ Enfin pour son chasseur, quand l'univers sommeille , La courrière des nuits n'a point d'ardeur pareille.

(Ils sortent.)

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