‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 162 sur 432 · ACTE V, SC£ME II. j · texte numérisé non relu

ACTE V, SC£ME II. j

'imputoU votre prise aux charmes de Cassandre ; bis rui£uit Tadorant , vous n y pouviez prétendre.

FiDERIC.

les vœux ont pris , madame , un vol plus élevé j .ussi par ma raison n'esl-il pas approuvé.

THjtODORB.

le cherdm point d'excuse en votre modestie : Nommez-la, je le veux.

FÉDEEIC.

Je SUIS sans repartie , lais ma voix cédera cet office à vos yeux : W-même nommez-vous cet objet glorieux ; ^os doigts ont mis son nom au bas de cette lettre.

(Loi doODMit M lettre oinrerte.)

THioDOKB, ajrant lu son nom.

^otre mérite, duc, vous peut beaucoup permettre, lais... .

F^DSRIC.

Osant vous aîmer^ j 'ai condamné mes vœux , e me suis voulu mal du bien que je vous veux ; lais, madame, accuses une étoile fatale, ) élever un espoir que la raison ravale, k faire à vos sujets encenser vos autels , ii de TOUS procurer des hommages mortels.

THÉODORE

H j'ai pouvoir sur vous, puis-je de votre zèle te promettre à l'instant une preuve fidèle ?

FÉDERIC.

L<e beau feu dont pour vous ce cœur est embrasé Trouvera tout possible , et l'impossible aisé.

a^j» VETSCESLAS,

THIÉÔDORE.

L'cfFort vous en sera^ pénible , mais illustre.

FIÊDERIG.. i

D'une si noble ardeur il accroîtra, ie lustrci.'»<»î -ihî »v^>

Tant s'en faut :;eette.^reuve est de tenir caché •

Un espoir dont l'orgueil vous serait reproché , '

De vous taire et n'admettre en votre confidence

Que votre seul r^pect.£|Lvec votre prudence;

Et pour le prix enfin du. service iinportant .

Qui rend sur tant de nono^s votre nom éclatant, r

Aller en ma faveur demander à mon père.

Au lieu de notre hymen, la grâce de mon frère,

Prévenir son arrêj,^jBt par.yotre secours,.

Faire tomber l'acier ^ret à trancher ses jours.

De cette épreuve, duc, vos vœux sont-ils capables?

FÉDERIG.

Oui, madame, c^ de plus, pui^u'ils sont si coupable Ils vous saurout encor venger de leur orgueil, ' Et tomber avec moi dans la nuit dû cercueik

THEODORE

Non, je vous le défends, laissez-moi mes vengeances, Et, si j'ai droit sur vous, observez mes défenses. Adieu, duc.

■ (Elle sort.)

FÉDERIC^^W/. ^

Quel orage agite mon espoir!

Et quelle loi, mon cœur, vieiis-tu de recevoir! Si j'ose l'adorer, je prends trop de licence ;

j . ACTE V, SCÈNE III. 149

Si je m'en veux punir, j'en reçois la défense. Me défendre la mort sans me vouloir guérir, N'est-ce pas ra'ordonner de vivre et de mourir? Mais

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