SCÈNE III
NCESLAS, FÉDERIC, LADISL AS, conduit par
Féderic; Gardes.
VENCESLAs, aperccpont Ladislas.
6 vaine constance I 6 force imaginaire !
s vue encor je sens que je suis përe ,
[pas dans mon cœur détruit tout sentiment.
, gardes. Vous , duc y laissez-nous un moment.
( Fëderic et les gardes sortent)
LADISLAS
-vous conserver ou venger votre race ?
oncez-vous , mon përe , ou ma mort ou ma grâce ?
V EN CESLAS , pUurant.
assez«-moi , mon fils.
3o6 VEUGESLAS,
LADISLAS
N'est-il pas pardonné ? Non , je ne l'ai point va.
YENCESLAS.
Qui vous réveille donc avant que la lumière Ait du soleil naissant commencé Ilf carrière 7
LADISLAS
N'avez-vous pas aussi précédé son réveil ?
VENGESLAS.
Oui , mais j'ai mes raisons qui bornent mon sommeil.
Je me vois, Ladislas , au déclin de ma vie ;
Et sachant que la -mort l'aura, bientôt ravie ,
Je dérobe au sommeil , image de la mort ,
Ce que je puis du temps qu'elle laisse à mon sort.
Prëe du terme fatal prescrit par la nature y
Et qui me fait du pied toucher ma sépulture ,
De ces derniers instans dont il presse le cours y
Ce que j'ôte à mes nuits je l'ajoute à mes jours :
Sur mon couchant, enfin , ma débile paupière
Me ménage avec soin ce reste de lumière.
Mais quel soin peut du lit vous chasser si matin ,
Vous à qui l'âge encor garde un si long destin ?
LADISLAS
Si vous en ordonnez avec votre justice ,
Mon destin de bien près touche à son précipice.
Ce bras ( puisqu'il est vain de vous déguiser rien )
A de votre couronne abattu le soutien.
Le duc est mort , seigneur, et j'en suis l'homicide :
Mais j'ai dû l'être.
VENGESLAS.
0 Dieu ! le duc est mort ? Perfide ! Le duc est mort? Barbare ! Et pour excuse , enfin , ' Vous ayez eu raison d'être son assassin ? A cette preuve , ô ciel \ mets-tu ma patience ?