‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 214 sur 432 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

. Les ximsi FÉDERIC.

wtDEHiCyàFenceslas.

U duchesse » seigneur, vous demande audience.

LADiSLASi à part.

Que Tois-je ? quel £mt&me ! et quelle illusion ^ mes sens égares croit la conifusion ?

TBNCESLAS, à Lodislos.

Qoem'jnres-Tous jUt, prince? et par quelle merveille )(bn œil peut-îl sitôt démentir mon oreille ?

LADISLA89 à F'enceslas.

fie vous ai^je pas dit qu'interdit et confus , Je ne vous pouvois rien dire et ne raisonnois plus?

VBNCESLAS, à Fédéric Ah ! duc ! il étoit temps de tirer ma pensée I^one erreur qui l'avoit mortellement blessée. Bbis qui veut me parler?

FÉDCEIC.

Cassandre.

( Venceslas témoigne par un signe que Cassandne peut entrer. Féderic tort.)

LkDiShkSj à pari.

O justes cieuz !

KFa»-ta trompé, ma main ? me trompes-vous mes yeuf 7 Si le duc est vivant , quelle vie ai-je éteinte ? Et de quel bras le mien a-t-il reçu l'atteinte ?

3i6 YENCESLAS,

LADISLA8.

Seîgnear , quelle bonttf l Qael excès ie tendresse en nn juge irrite ! Cet accaeîl désarmé de haine et de colère Est-il Tadien faneste oa le pardon d'an père ?

▼ EVCESLAS.

Cest le dernier effort d^an cœar infortuné Qu'à mourir de douleur vous avec condamné. Savez-Tous de quel sang vous avez pris naissance?

LADISLAS

Je l'ai mal témoigné , mais j'en ai connoissance.

▼ ENCESLA8.

Sentes-TOus de ce sang les nobles mouvemens?

LADISLAS

Si }e ne les produis , j'en ai les sentimens.

VENCESLAS

Enfin d'un grand effort vous sentez-vous capable ?

LADISLAS

Oui, puisque je résiste au remords qui m'accable. Et qu'un effort mortel ne peut aller plus loin.

VENCESLAS

Armez-vous de vertu 9 vous en avez besoin..

LADISLAS

S'il est temps de partir, mon âme est toute prête.

VENCESLAS

L'écbafaud l'est aussi, porlez-y votre tête :

Plus condamne que vous, mon cœur vous y suivra ;

Je mourrai plus que vous du coup qui vous tûra ;

Mes larmes vous en sont une preuve assez ample x

Mais à rétat , enfin , je dois ce grand exemple ,

A ma propre vertu ce généreux effort , '

Celte grande victime à votre fircre mort.

J'ai craint de prononcer , autant que vous d'entendre

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