SCÈNE VIL
THÉODORE , VENCESLAS , LADISLAS , FiÈDERl LÉONOR , OCTAVE , Grands de Pologne , Gardes.
LADISLAS j se jetant aux genoux du roi.
Croiraî-je
TENCESLAS le Pelcuont.
Levez-vous. Une couronne, prince , Sous qui j'ai quarante ans régi cette province , Qui passera sans tache en un règne futur , Et dont tous les brillans ont un éclat si pur , £n qui la voix des grands et le commun suffrage M'ont d'un nombre d'aïeux conservé l'héritage , Est l'unique moyen que j'ai pu concevoir Pour en votre fiivear désarmer mon pouvoir. Il faut pour vous sauver qu'elle vous appartienne; Il faut que votre tête ou tombe ou la soutienne ; Il vous en faut pourvoir s*il vous tsut pardonner, Et punir votre crime ou bien le couronner. L'état vous la souhaite , et le peuple m'enseigne , Voulant que vous viviez , qu'il est las que je règne. La justice est aux rois la reine des vertus; Et me vouloir injuste est ne me vouloir plus. Régnez. Après l'état j'ai droit de vous élire , Et donner en mon fils un père à mon empire. •
LADISLAS
Que faites-vous , grand roi ?
VENC^SLAS.
M'appeler de ce nom , C'est hors de mon pouvoir mettre votre pardon. Je ne veux plus d'un rang oh je vous stifs contî*aire. Soyez roi , Ladislas , et moi je serai père.