‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 220 sur 432 · ACTE V, SCENE VII. 3a · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VII. 3a

(Venceslas se dccoiivre cleTant son fils, et Pembrasse.

Les grands de Pologne tirent leur sabre, signe qui

confirme Félection da noayeaa roi.) )i, je n'ai pu des lois souffrir les ennemis ; re, je ne pourrai faire përir mon fils, e perte est aîsëe oii l'amour nous convie : ne perdrai qu'an nom pour sauver une vie. doc , pour récompense , a deinandé vos jours ; tre sœur, tout l'état vient à votre secours ; 1 est fait , )e renonce à mou pouvoir suprême : ne mieux conserver un fils qu'un diadème.

LADISLAS

oos ne pouvez ttre et mon përe et mon roi , Kje être votre fis et vous donner la loi ? i ; je dois m'opposer à cet effort extrême ; odonnez plutôt un tils qu'un diadème.

VENCESLAS

'j prétends plus rien ; ne me le rendes pas : pardonne à son roi puniroit Ladislas , sans cet ornement , feroit tomber sa tête.

LADISLAS

tô ordres 9 seigneur, la voilà toute prête :

i conserverai puisque je vous la dois ;

s elle régnera pour dispenser vos lois ;

oujours , quoi qu'elle ose , ou quoi qu'elle projette ,

liadème au front , sera votre sujette.

Fëderic en l'embrassant.)

quel heureux destin , duc , ai- je mérité ,

le votre courage 6t de votre bonté ,

ioin si généreux qu^ils ont eu de ma vie ?

FÉDERic, à Ladislas.

ont servi l'état alors qu'ils l'ont servie. is, et vers la couronne et vers vous acquitté , nplore une faveur de votre majesté.

LADISLAS

elle?.

ai.

3a4 VENCESLAS, ACTE V, SCENE VIL

' Fl^DERIC.

Votre congé , seignear, et ma retraite , Pour ne tous plus nourrir de ]a haine secrète Qui , m'expliquant si mal | vous rend toujours suspecls Mes plus ardens devoirs et mes plus grands respects.

LADISLAS

Non j non : vous deves , dnc^ vos soins à ma province.

Roi , je n'hérite point des difiSrens du prince ;

Et j'augurerois mal de mon gouvernement ,

Si je perdois en vous son plus sAr fondement.

Qui trouve oii dignement reposer sa couronne ,

Qui rencontre à son trône une ferme colonne ,

Qui possède un sujet digne de cet emploi ,

Peut vanter son bonheur et dire qu'il est roi.

Vous m'avez fait rougir d'une aveugle c6lëre;

Par vous je monte au trône et je retrouve un père :

Si de mes sentimens ma sosur esl: de moitié y

Sa main sera le nœud d'une sainte amitié.

THÉODORE I à Ladîslas.

Est-ce assez de ma main pour payer votre vie ? Est-ce assez de mon cœur ?

FÉDERIG , à part.

0 sorj digne d*envie !

( A Ladîslas.) Seigneur , voilà le bien que j'avois attendu : Vous m'en aviez privé , vous me l'avez rendu.

VENCESLAS

Rendons à mon fils mort nos dernières tendresses , Et dans sa sépulture enfermons nos tristesses.

( A Ladislas.) Vous , faites-moi vivant louer mon successeur, Et voir de ma couronne un digne possesseur.

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