SIRA, SIROÈS
SIRA
! VOUS contre mon fils ! vous , son indigne frère ! insolent !
SIROÈS
Madame, un peu moins de colère.
SIRA
comprendre encore dans votre différent !
SIROÈS
LS honore en reine, et l'estime en parent, ^il forge un fantôme afin de le combattre
SIRA
rai bien, perfide
SIROÈS, Cl part.
Ah! cruelle marâtre!
332 COSROÈS,
SIRA
A qui lui déplaira faire perdre le jour ,
Et contre qui 1q hait lui montrer mon amour.
SIBOÈS.
Madame , quand le sang qui me le rend â proche Ne me laveroit pas d'un semblable reproche, Pour savoir à quel point je le dois respecter , Il sufBt de l'amour qu'on vous lui voit porter ; Il suffit qu'en ce fils nous voyons votre image. Et que nous ne pouvons lui rendre assez d'hommag De ces raisons aussi me faisant une loi , J'ai pour lui le respect qu'il dût avoir pour moi.
SIRA
Lui , pour vous !
SIROÈS
Oui , pour moi ! L'humeur où je vous tr Fait de ma patience une trop rude épreuve ; Et votre majesté , parlant sans passion , Loûroit ma retenue et ma discrétion.
Mon père est Cosroès , ma mère fut princesse , Et le degré de l'âge , et le droit de l'aînesse , Et ce que pour l'état j'ai versé de mon sang , Sur lui , sans vanité , m'acquièrent quelque rang , Et mettent entre nous assez de dififérence Pour devoir l'obliger à quelque 'déférence. Mais 9 madame , cessons cet indigne entretien.
SIRA
Comparez-vous le sang d'Abdenède et le mien ?
SIROÈS
Je sais que sa naissance , à la vôtre inégale , Ne se peut pas vanter d'une tige royale ;