‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 223 sur 432 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Et qu'afam que la Perse obéît à vos lois Tous étiez déjà sœur , fille et veuve de rois. Ifiîs enfin avant vous vous savez que ma mère Pb8sédoit la pmssance et le cœur de mon père ; Stcet honneur y sans doute, est, le plus glorieux Qui sur vous aujourd'hui &sse jeter les yeux.

SIRA

Qoind il m'a partagé Téclat qui Tenvironne ,

Tai dans son alliance apporté ma couronne ;

J'en achetai chez lui le degré que j'y tiens ,

It j'ai , comme mes jours , joint mes états aux siens ;

Je lui dus sembler belle avec un diadème ;

ibdenède avec lui n'apporta qu'elle -même ;

It le trésor encor n'étoit pas de grand prix.

smois.

n &ut bien du respect à soufi&ir vos mépris.

SIRA

Vous vous plaignez encor , après votre insolence !

SIROÈS

Vous ne sauriez parler qu'avecque violence. Cette fiureur sied mal au rang que vous tenez.

SIRA

U sied bien de ranger des esprits mutinés.

f ai raison de venger mon sang de vos outrages ;

Et gardez de me fiiire éclaircir vos ombrages.

siRois, Je sais qu'il ne tient pas à choquer mon crédit , [^e l'espoir de l'état ne me soit interdit, ît que , si contre moi mon père vous écoute , fa ruine bientôt éclaircira mon doute.

334 COSROÈS,

Par le bien qu'il vous veut, sur qui vous tous fiez y

Votre fils sur le trône a déjà l'un des pieds;

£t bientôt par votre aide il y porteroit Tautre,

Si son ambition répondoit à la vôtre.

Mais dans ce grand projet ^ à quoi vous Toccupei,

Il prévoit le péril des trônes usurpés ;

A leurs superbes pieds il voit des précipices ,

Et sait que des tyrans on fait des sacrifices ;

Il sait qu'il est au ciel un maître souverain

Qui leur ôte aisément le sceptre de la main.

Et dont le foudre est fait pour ce genre de crimes j

Pour tomber en faveur des princes légitimes.

Le crime lui plairoit, mais la punition

Lui fait fermer l'ordille à votre ambition.

SXRA.

C'est bien vous déclarer, et nous jurer la gipierrey Que de nous menacer du ciel et de la terre. Nous verrons quel effet nous en succédera ; Mais je périrai , traître , dû mon fils régnera.

s I R G È s , portaAt la main à son épée. Il faut donc que ce fer me devienne inutile-, Ce cœur sans sentiment, et ce' bras immobile^; •'

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