ACTE I, SCÈNE I
Et qu'afam que la Perse obéît à vos lois Tous étiez déjà sœur , fille et veuve de rois. Ifiîs enfin avant vous vous savez que ma mère Pb8sédoit la pmssance et le cœur de mon père ; Stcet honneur y sans doute, est, le plus glorieux Qui sur vous aujourd'hui &sse jeter les yeux.
SIRA
Qoind il m'a partagé Téclat qui Tenvironne ,
Tai dans son alliance apporté ma couronne ;
J'en achetai chez lui le degré que j'y tiens ,
It j'ai , comme mes jours , joint mes états aux siens ;
Je lui dus sembler belle avec un diadème ;
ibdenède avec lui n'apporta qu'elle -même ;
It le trésor encor n'étoit pas de grand prix.
smois.
n &ut bien du respect à soufi&ir vos mépris.
SIRA
Vous vous plaignez encor , après votre insolence !
SIROÈS
Vous ne sauriez parler qu'avecque violence. Cette fiureur sied mal au rang que vous tenez.
SIRA
U sied bien de ranger des esprits mutinés.
f ai raison de venger mon sang de vos outrages ;
Et gardez de me fiiire éclaircir vos ombrages.
siRois, Je sais qu'il ne tient pas à choquer mon crédit , [^e l'espoir de l'état ne me soit interdit, ît que , si contre moi mon père vous écoute , fa ruine bientôt éclaircira mon doute.
334 COSROÈS,
Par le bien qu'il vous veut, sur qui vous tous fiez y
Votre fils sur le trône a déjà l'un des pieds;
£t bientôt par votre aide il y porteroit Tautre,
Si son ambition répondoit à la vôtre.
Mais dans ce grand projet ^ à quoi vous Toccupei,
Il prévoit le péril des trônes usurpés ;
A leurs superbes pieds il voit des précipices ,
Et sait que des tyrans on fait des sacrifices ;
Il sait qu'il est au ciel un maître souverain
Qui leur ôte aisément le sceptre de la main.
Et dont le foudre est fait pour ce genre de crimes j
Pour tomber en faveur des princes légitimes.
Le crime lui plairoit, mais la punition
Lui fait fermer l'ordille à votre ambition.
SXRA.
C'est bien vous déclarer, et nous jurer la gipierrey Que de nous menacer du ciel et de la terre. Nous verrons quel effet nous en succédera ; Mais je périrai , traître , dû mon fils régnera.
s I R G È s , portaAt la main à son épée. Il faut donc que ce fer me devienne inutile-, Ce cœur sans sentiment, et ce' bras immobile^; •'