ACTE I, SCÈNE III. Mi
Son esprit, agité du meurtre de sou père , dedans sa rêverie à tous propos s^altère , !ty ne possédant plus un moment de raison , Te lui laisse de roi que le sang et le nom ; e crédit d'une femme en a tout l'exercice ; oute la Perse agit et meut par son caprice ; t bientôt par son fils, qu'elle va couronner, Q recevra les lois que vous devriez donner, ige, en votre intérêt rendez -vous la justice; avissez votre bien, qu'on ne vous le ravbse : ui peut insolemment prétendre à votre rang , w le même attentat en veut en votre sang. a reine , qui vous craint , a trop de politique )ur laisser un appât à la haine publique-, t , vous chassant du trône , oser vous épargner : Saïut absolument ou périr ou régner, vouez seulement les bras qu'on vous veut tendre ; uand on peut prévenir, c'est foiblesse d'attendre, eut le crédit du roi , de son trône sorti , . e s'étendra jamais à former un parti ; ontre tous ses desseins la Perse soulevée talera sa haine et publique et privée , engera ses palais et ses forts embrasés , 3s satrapes proscrits, ses trésors épuisés, t le sang que sans fruit les légions romaines n tant d'occasions ont puisé de ses veines.
SIROÈS
aisser ravir un trône est une lâcheté ,
[ais en chasser un père est une impiété. «
PALMIRAS.
|ue , pour vous l'enseigner , lui - même il a commise.
342 COSROES,
SIROÈS
Par son exemple, héla»! m'est -elle plus permise , Et me produira -*t- elle rm moindre repentir?
PALHIRAS.
Vous ne l'en chassez pas, puisqu'il en veut sortir, Ou que votre marâtre , à mieux parler , l'en chasse , Pour y faire à son fils occuper votre place.
6IROÈS.
Il m'a donné le jour.
PALMIRAS.
Il donne votre bien*
siRois.
Mais c'est mon père enfin.
PALMIRAS.
Hormisdas fîit le sien ; Et si vous agissez d'un esprit si timide , Gardez d'être l'objet d'un second parricide. Qui n'a point épargné le sang dont il est né Peut bien n'épargner pas celui qu'il a donné.
SIROES.
O dure destinée et fatale aventure !
J'ai pour moi la raison , le droit et la nature ;
Et , par un triste sort , à nul autre pareil ,
Te les ai contre moi si je suis leur conseil.
Du sceptre de mon père héritier légitime ,
Je n'y puis aspirer sans un énorme crime :
Coupable , je le souille ; innocent , je le perds ;
Si mon droit me couronne , il met mon père aux fers
Et de ma vie enfiti je hasarde la course
Si mon impiété n'en épuise la source.