ACTE III, SCÈNE III. 4i
J'emploiraî ma justice oii ma faveur est vaine ; Et qui fuit ma feveur éprouvera ma haine.
ADRiEif , àpart.
G>mme je te soutiens , Seigneur, sois mon soutien : Qui commence à souffrir commence d'être tien.
MAxiKiN, à part.
Dieux, vous avez un foudre, et cette' félonie
Ne le peut allumer et demeure impunie!
Vous conservez la vie et laissez la clarté
A qui vous veut ravir votre immortalité ,
A qui contre le ciel soulève un peu de terre , <•
A qui veut de vos mains arracher le tonnerre,
A qui vous entreprend et vous veut détrôner
Pour un Dieu qu'il se forge et qu'il veut couronner!
Inspirez-moi, grands dieux, inspirez-moi des peines
Dignes de mon courroux et dignes de vos haines,
Puisqu'à des attentats de cette qualité ,
Un supplice commun est une impunité.
( Il sort. )