‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 240 sur 432 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les mêmes; SIROÉS.

siRoÈs , à Cosroes.

Quel bruit s'émeut , seigneur , et s'épand à la cour ? Quelle aveugle fureur , quelle invincible haine Me fait toujours l'objet des plaintes de la reine ? r éprouve et j'apprends trop combien vous l'estimez ,. ^our manquer de respect à ce que vous aimez ; M sa mémoire en veut être un témoin fidèle , ^e sait à quel point je vous honore en elle , St j'aurois mille fois dû vaincre ses rigueurs , S les soumissions s'acquéroient tous les cœurs, ^il n'étoit messéant de vanter mes services , ^e lui pourrois citer , entre autres bons offices ^ ^ sang que me coûta le salut de son fils , Naguère enveloppé dans les rangs ennemis. Prmce, il vous en souvient. Vous le savez, madame.

MARDESANE.

Le souvenir m'en reste au plus profond de l'âme.

or

irl

358 COSRDÈS,

SlRA.

Ce reproche est fréquent et nous l'apprend assez ;

Mais je puis Tignorer quand vous n^e menacez j S

Et douter que pour lui vous l'ayez du répandre ,

Alors que dans mon sein vous Je voulez reprendre.

siRois.

L'exploit seroit illustre et bien digne de moi , Et vous me mettriez bien dans l'estime du roi , Si ce lâche rapport obtenoit sa créance ; Mais en son sentiment j'ai plus dé confiance.

SIRA

Le coup dont Mardesane a diverti l'effort Partoit d'une âme lâche , et non pas ce rapport.

SXROÈS.

Contre cette imposture , o- ciel ! prends ma défense.

SIRA

Vous voyez s'il profère un. mot qui ne m'offense.

SIROÈS

Votre fils, qui s'en tait, sert mal votre désir; Et

COSROis.

Nous apprendrons tout avec plus de loisir. Je fais un tour au camp pour un soin qui m'importe. Cependant recevez l'ordre qu'on vous apporte , Prince , c'est de ma part.

(H sort.) MARDESANE, ÙpOrt.

iPérilleuse vertu , Fatale obéissance, à quoi me résous -tu!

(Il sort.)

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