‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 241 sur 432 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SIROÈS, SARDARIGUE, Gardes.

siRois.

lel ordre , Sardarigue , avez - vous de la reine ? ir le roi n'agit plus que pour servir sa haine , c'est elle qui parle en tout ce qu'il prescrit.

SARDARIGUE.

1! seigneur , redoutez ce dangereux esprit.

SIROÈS

: votre ordre ?

SARDARIGUE.

Mon ordre est que je vous arrête, n'y pas obéir il y va de ma tête ; ais je n'ai pas sitôt vos bienfaits oubliés , t j'apporte ma tête et ma charge à vos pieds, ni du grand Cyrus et de tant de monarques , •ince, de vos aïeux conservez-vous les marques, est temps de paroître , et temps de voir vos lois îspenser les destins des peuples et des rois. B roi va dans le camp proclamer votre frère ; etnûsez son parti par un parti contraire ; vous vous déclarez , tous leurs projets sont vains ; s sort vous aidera , mais prêtez - lui les mains, est temps d'arracher des mains d'une marâtre état qui vous appelle et qui vous idolâtre ; n'est plus de respect qui doive retenir a généreuse ardeur qui vous doit maintenir, ntre le diadème , il s'agit de la vie ; ^ut le peuple est pour vous , tout le camp vous convie ;

36o COSROÈS,

Au premier mandement, Phamace.et Palmiras Des cœurs qu'ils ont gagnés vont vous armer les bra Et pour vous tout Tétat n'est qu'une seule brigue.

siROiÈSy embrassant Sardarigue.

Et pour comble d'espoir j'ai pour moi Sardarigue; J'ai , pour me garantir d'un triste événement , Le bras qu'on prétendoit en faire l'instrumentv Allons, lançons plutôt que d'attendre la foudre;. Avisons aux moyens dont nous devons résoudre : Mais faites -moi régner pour régner avec moi, Et vous donner plutôt un compagnon qu'un roi.

FIN DU DEUXIÈME ACTE

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