‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 262 sur 432 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SIRA; SARDARIGUE, Gardis.

SIRA

Moi lâche! moi le craindre au point de le prier! Moi qui porte un cœur libre èja un corps prisonnier ! Moi de quelque ^erreur avoir l'âme sabie , Après que sous mes lois j'ai vu trembler l'Asie, Et qu'on a vu mon sang , fertile en potentats , Avec tant de splendeur régner sur tant d'états ! Après le vain effort de la rage et des armes , Tenter pour le toucher des soupirs et des larmes; Que mon fils dépendît devant donner la loi , Et qu'il vécût sujet ayant pu mourir roi ! Ma rage est avortée et mon attente est vaine. Mais , quoique sans effet, j'ai témoigné ma haine; Un ministre effrayé ne l'a point attaqué , Mais j'ai toujours armé le bras qui l'a manqué , Et l'honneur de mourir au moins ison ennemie De la mort que j'attends ôteA l'infamie. Si pour ce qu'à mes yeux il reste dé clarté 3 'a vois à souhaiter un peu de liberté,

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