ACTE III, SCÈNE III
partage les feux dont vous êtes épris : e mérite et ramour tôt ou tard ont leur prix.
THIÊASTE.
'amour sans le mérite a d'inutiles armes , t ce malheur produit le sujet de mes larmes. bisTiez de me voir en l'état où je suis ; >ignez ce déplaisir à mes autres ennuis. In superbe vainqueur, im charmeur insensible, în qui l'amour rencontre un cœur inaccessible , ^i rebute l'objet dont je suis rebuté, ténu qu'on lui souffre un peu de vanité.
GLEANTE.
îUe ^ra bientôt le butin de vos forces. ^De dame en ces lieux évite vos amorces? Ne TOUS a-t-on pas vu signaler vos mépris \ux dépens de Cléon , d'Orante et de Cloris ?
THIÉASTE.
1 VOUS est bien aisé de railler de la sorte ; Mais soyez satisfait de ce qui vous importe : ^cun rencontre assez de quoi s'entretenir ^ ses propre dé&uts , s'il s'en veut souvenir.
GLUANTE , en riant.
luelque heureuse pourtant que soit votre mémoire, ous ne trouvez en vous que des sujets de gloire ; ^ vous êtes l'objet des plus ardens désirs , nd vous entretenez l'usage des soupirs.
THJÉASTE.
^Ire éloquence est rare.
GLÉANTE.
Adieu ; que cette belle ^^se durer long - temps votre ardeur mutuelle ;
448 FLORIMONDE
Car si vous ne joignez vos faveurs à vos coups , Flori monde n'est plus , et nous la perdons tous. Adieu , conservez - la.
(Il sort.) . THEASTE seul.
Dieux! de quelle impudence, Par ce ris indiscret ce superbe m'offense ! £t qui rend son mépris et son aversion Si long -temps supportable à ma discrétion?
(Voyant passer Tirais enveloppé clans son manteau.)
Mais*quel jeune étranger, inconnu dans ces plaines , Passe rêvant et triste aux bords de ces fontaines? C'est ainsi qu'on m'a peint ce jeune jaudacieux Qui me rend si suspect aux beautés dé ces lieux.
(Il voit Évandre et tire son ëpée. }
Il faut suivre ses pas. Mais un plus grand outrage Cpntre cet autre encore anime mon courage. Traître , lâche ennemi des beaux feux que je sens , A ce coup fais raison à mes vœux innocens.