‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 325 sur 432 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

[on amour fut auteur de cette &usseté , t j'ai par œ moyen son voyage arrêté.

lais qu'avanoé- je enfin sur la constance même , t qu'avei-vous promis à mon amour extrême ? lue j'eus en yoa bontés une légère part , It que je fus troublé sachant votre départ ; e me doutai bientôt de ce dessein étrange , ît sens presque aussitôt que mon amour se change, ^approuvû le dessein que mon frère a pressé , li je me repentis de l'avoir traversé.

iSéonie en ce temps revint en ma mémoire ; Te me souvins alors de ma première gloire , Et je rougis de voir que ce divin esprit, iaas un mot de ma part , m'eût si souvent écrit, ^-dessus toutefois la peur cède à l'audace; e partis de Lyon sous espoir de ma grâce , ^t dessus le chemin quatre insignes voleurs ^t joint un dernier mal à mes autres malheurs ; Is m'ont mis en l'état où je meurs de paroîtrc , lais où , pour mes forfaits , j'avois mérité d'être.

FLORIMONDE

Heux! l'étrange accident!

TH^ASTE, à Félicie (sous le nom de Tirsis).

Vertueuse beauté, nfin qu'ordonnez -vous à ma fidélité?

[ais en puis -je vouloir un plus digne salaire lue votre propre doute et que votre colère ? uis-je, sans être vain et sans confusion, oir Félicie armée à mon occasion ?

FELICIE.

ige de mon amour , et sache de Cléante ombien pour ton sujet ma flamme est violente.

490 FLORlMpNDE , ACTE V, SCÈNE T.

Je prenoîs ta défense , et Fosai prov4)quer , Sur le simple dessem qu'il Wt de t'attaqûer. Mais que ne peut l^mour dessus de jeûnes âmes ! N'accusons ni louons que ces divines flammes ; Que nos plaisirs présens effacent nos travaux , Et d'un commun dessein pardonnons tous nos maux.

THiÊASTE, à Cléonie.

Donc , madame , imitez sa bonté sans pareille.

(A Florimonde.)

Et vous que j'accusois , agréable merveille , Avec ce beau rival goûtez tous les plaisirs Qu'hymen peut accorder à vos jeunes désirs.

CLÉANTE

Oublions pour jamais nos communes querelles ; Honorons l'inconstant et louons les fidèles. C'est trop nourrir d'ennuis, c'est trop verser de pkurs Après tant de soucis recueillons d'autres fleurs; Et que , pour souvenir de ce triple hyménée , On célèbre à jamais cette heureuse journée.

FIJf DE FLORIMONDE,

DON LOPE

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