ACTE II, SCÈNE II. 5i
A.ye€ bien moins d'efforts que je ne m'en suis fait Pour m'arradier du cœur ce redoutable trait. Mais il n'est honte , orgueil , ni loi que ne détruise Un seul ressouvenir , un seul penser d'Élise ; Et dans cette feiblesse il ne me souvient pas Qu'il doive être pour moi de sceptres ni d'états.
THÉODORE
Votre ennui dans mon cœur trouve tant de tendresse ,
Qu'elle me met à bout de toute mon adresse ,
Et me fait plainlre enfin l'amour que j'sd blâmé :
S'il Êiut aimer ausi , je n'ai jamais aimé.
Mon firère , je l'aroue , et je suis assez vaine
Pour jurer à l'amour une invincible haine.
Le roi vient, rappelez en ce cœur abattu ,
En sa présence au moins , un moment de vertu.