ACTE II, SCÈNE IV. SaS
t des plus assurés étonne les cegards.
•e ces grêles de traits sa suite traversée ,
^ premiers échelons trébuche renversée ;
X ^ seul aux yeux d'un peuple et d'un càidp étonné ,
lomme dans un désert il semble abandonné.
DON PHILIPPE
^ généreux rivaux, qu'avec droit la fortune ous partage ses vœux et vous est si commune !
DOTS SANCHE
u point que par des cris aussi tendres que vains Tous l'appelions à nous et lui tendions les mains ; 168 fossés se comblant de ipille funérailles',
se précipita dans l'enclos des murailles , icertain d'y périr et trouver son tombeau , EUT la main d'un soldat ou celle d'un bourreau , iiisque sans un grand heur cette chute inouïe if le pouvoit livrer à la ville ennemie ; ais par un heur insigne, en s'y précipitant ,
tomba sur ses pieds et s'y tint combattant. afin parmi cent^morts dont il couvrit la place , n dard , par un défaut où joignoit la ctdrasse , 'atteignit au côté d'un coup si violent , rue le genou ployé , pâle , froid et sanglant , [e pouvant s'arracher l'arme qui le traverse , ans force et comme mort sa douleur le renverse, le soldat, qu'avec droit ce coup dut animer , Lavi d'un tel succès, court pour le désarmer, ette les armes bas , croit l'aborder sans peine , ]t qu'en l'état qu'il est la prévoyance est vaine ; fais sa main ose à peine approcher de son corps ][ue ce Mars expirant ramassant ses efforts,
5îi4 DON LOPE DE CARBONE,
Pendant qu*à cet office il la sent occupée , Au flanc qu'il trouve nu lui plante son épée. Lors d'un lieu mal gardé surprenant le défaut , Nous en galons l'accès par un nouvel assaut, Et faisant , sans égards ni de sexe ni d'âge , De la ville effrayée un horrible carnage , Arrivés au secours de ce héros mourant,^ L'enlevons de ce lieu froid et presque espirant : Enfin , par le bonheur qui suit votre couronne , Et contre notre espoir , le ciel nons le redonne , Ne peut priver la cour d'un si britllEmt édat , Et vous rend avec hit le repos de l'état.
DOW PHILIPPE, embrassant don Lope.
G glorieux vassal ! quelle reconnoisance Peut ici m'affranchir du dé&ut d'impuissance? Lui puis -je offrir un prix à sa vertu pareil? Don Sanche, sur ce point j'attends votre conseil.
DOW SANCHE
Sire, pqur égaler ce prix à son mérite , Vous possédez trop peu, l'Espagne est trop petite; Mais la gloire qu'on trouve à faite son devoir Est le prix des travaux qui n'en peuvent avoir.
DOW PHILIPPE
Deux cœurs d'une valeur telle et si peu commune Sont les plus][chers présens que m'ait faits la fortune; Avec votre secours je puis tout conquérir , Et ne puis trop donner à qui peut tout m'offrir. Tous deux , quoi qui vous rie, et quoi que je hasarde, Souhaitez seulement, et l'effet me regarde.
DOW LOPE
J'ose aspirer plus loin que je n'ose espérer;
Mais , seigneur , mes souhaits se pourront modérer ,