ACTE II, SCÈNE IV. Sai
t que f nés Castillans sous un* sort plus propice ,
iS viennent à leur maître immoler leur service :
iear chétif équipage et leur simple Ëiçon
lu son du général ne jette aucun soupçon ;
^ son soin sealement leur bande désarmée
iSt mise aux derniers rangs qui composent l'armée.
)\x j n'étant observés d'aucun des ennemis ,
•t tirant de longs fers cachés sous leurs habits ,
vant qu'aucun vers eux pense à tourner visage ,
} en font un si prompd et si sanglant carnage ,
d'au spectacle des morts dont ils j onchent le champ
ne confuse horreur s'étend par tout le camp.
ir les piles de corps , dont ils prennent les armes,
nirs cris jettent partout de mortelles alarmes ,
: l'ennemi, surpris d'un accident si prompt ,
» réduit à combattre et de queue et de front ,
ût, s'écarte, s'empresse, et, contre notre attente,
^sse choir en nos mains la victoire flottante.
on Sanche en ce combat toujours au premier rang ,
ont couvert de sueur , de poussière et de sang ,
herche où Gusman commande , y fait passage, y vol^,
l lui tranche la vie avecque la parole :
i mort est la dernière , et le coup qui l'abat
3US laisse l'avantage et le champ du combat»
DOW PHILIPPE, à don Pedre.
dieux ! lequel des deux mérite plus d'estime , i la valeur qu'il vante , ou la voix qui l'exprime ? »mte , pour m'acquitter comme il a combatu , que} prix mettrons - nous cette insigne vertu ?
DOlf LOPE.
land Alfach seroit sienne, et
DOIT SA.NGHE.
Mes services, sire, Ont pour objet un prix plus grand que votre empire. Ne bornez point celui que vous leur destinez , |
Que leur suite plus loin n'ait vos états bornés, Et , dans ce que don Lope a tu par modestie , Oyez de nos progrès la meilleure partie : Valence , en ce combat , dont on lui fait rapport , De sa rébellion n'arrête pas Teffort ; Elle a pour elle encor l'abri d'une muraille , Et veut qu'on tente un siège après une bataille. La défense en efTet ne lui défailloit pas , Et ses murs enfermoient encor de bons soldats. Les traits qu'à notre abord la garnison décoche, D'une effroyable grêle en défendent l'approche , Où 9 laissant avancer quelques audadeux , Les font marcher à l'ombre et leur cachent les cieux, Quand pour un temps enfin cet orage s'apaise. Que d'Annibal, seigneur, Carthage ici se taise. Et qu'aux siècles futurs don Lope seulement Excite de l'estime et de l'étonnement.
Ce grand cœur, qui peut tout, quoi qu'il ose entreprendre, A fait des vérités des fables d'Alexandre , Et , par une action qui ternit tous nos faits , S'est acquis une gloire à ne mourir jamais. Impatient qu'il est de l'espoir des rebelles , Il ordonne l'assaut , fait planter les échelles ; Et voyant quelque temps nos gens délibérer , Au mépris des dangers qu'il avoit à parer , Monte , vole aux créneaux , s'en rend maître , s'y plante, Au sein des ennemis y jette l'épouvante , Reçoit dans son écu les traits de toutes parts ,