ACTE III, SCÈNE VI
Je me suis plaint trop tôt ; sa main avec usure Du présent qu'elle a fait me répare l'injure.
(lU sortent.) DON SANGHE Seui.
Je crains qu'on ne me joue , et que ma vanité
De llionneiu* de ses vœux ne m'ait trop tôt flatté.
Quel bizarre destin peut faire qu'en même heure,
Et presque en même instant, un espoir naisse et meure?
Le présent d'une écharpe à tort m'a fait si vain ,
Et l'on promet bien plus quand on donne la main.
Enfin plus je t'écoute, ô raison importune,
Et moins j'ose espérer de ma bonne fortune.
Il faut Taincre ou mourir en un dessein si beau;
Et l'Amour doit m'ouvrir son cœur ou le tombeau.
FIN DU TROISIEME ACTE
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