ACTE V, SCÈNE IV
Encore après sa mort le duc nous persécute :. Pour déchirer nos cœurs et rompre un nœud si beau , Il laisse l'une en vie et met l'autre au tombeau.
ADÊLAIR£.
Prince, enfin Amalon vit encore, et désire...
SIGISMOND
Il vit !
ADl^LAIRE.
Lui-même encor m'a chargé de vous dire...
JUDITH
Il vit! ODieu!
ADELAIRE.
Que Dieu tient et suspend son sort...
JUDITH
Malheureuse ! mon bras n'a fait qu'un vain effort !
ADÉLAIRE.
Pour rendre entre vos bras le moment qui lui reste.
SIGISMOI^D.
Dieux , arrêtez le cours d'un moment si funeste !
JUDITH
Ah ! seigneur , mon honneur est encore en danger ^ Et le sang de Flaucat est encore à venger.
SIGISMOND
L'un est en assurance , éloigne ces alarmes : Et pour l'autre son sang est content de tes larmes. Comte, conduisez -la : consolez -vous tous deux. N'obligez point le prince à vous voir en ces lieux.
LEVIGILDE.
Grand prince, les bontés dont vous comblez un père Ne me permettent pas de sentir ma, misère.