ACTE V
SCtNE PREMIÈRE.
(ITifv nuson. )
GEN EST seul et enduOné.
Pab quelle divine aventure,.
Sensible et sainte volupté.
Essai de la gloire future,
Incroyable félicité ;
Par ({uelles bontés souveraines , .
Pour coofirmer nos suints propos.
Et nous conserver le repos ,
Sous le lourd fordeau de nos chaînes,
Descends-tu des célestes plaines
Dedans l'horreur de nos cachots?
O fausse volupté du monde, Vaine promesse d'un trompeur!
Ta bonace la plus profonde N'est jamais sans cpielcpie vapeur; Et mon Dieu , dans la peine même Qu'il veut que l'on souffre pour lui ,
Quand il daigne être notre appui, Et quHlreconnoît que l'on l'aime.
Influe une douceur suprême Sans mélange 4'âucun ennui.
Pour lui la mort est salutaire , Et par cet acte de valeur On fait un bonheur volontaire D'un inévitable malheur.
Nos jours n'ont; pas une heure sûre; / Chaque instant use leur flambeau ;
Et l'art, imitant la nature, Bâtit d'une même figure Notre, JtMK^e et notre berceau.
Mourons donc, la cause y convie :
Il doit être doux de mourir Quand se dépouiller àe^à vie Est travailler pour l'acquérir^ .
Puisque la céleste lumière Ne «s^* trouve qu'en la quittant Et qu'on ne vainc qu^en combattant, iKliWe vigueur mâle et guerrière- > ■ Courons iau bout de la carnèiH; Où la^^ourcmne nous attend*
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