ACTE I, SCÈNE I
Ahis à qui don Bernard n*a rien qui ne réponde, D'abord llnsinuant en Testime du roi , Ouvroit toujours pour lui ce qu'il fermoit pour moi , Mit bientôt ce grand homme au plus haut de sa roue, Et rélevant si haut me laissa dans la boue. Enfin ayant acquis par nos communs tributs. Lui de telles feiveurs, moi de si long rebuts, Les Sardes révoltés nous ont ouvert la lice Où je pouvois du sort affronter l'injustice , Et, me le soumettant, arracher de ce bras Les finreurs qu'il me doit et ne me donne pas.
LA.ZA.RILLE.
A voir de quels dédains la fortune me traite ,
Noos devons être nés dessous même planète ;
Jamûs occasion d'intérêt ou d'honneur
hur um événement n'a marqué mon bonheur ;
Hais surtout qu*en mon choix le sort me fut contraire.
Quand, me donnant à vous, Ursin suivit Cabrère!
Son maître auprès du roi possède un rang si haut
Que tout rit à ses vœux, que rien ne lui défaut;
Et, dans le triste cours du malheur qui vous presse,
Cette lame enrouillée est toute ma richesse.
nON LOPE.
Le service important qu'a rendu ma valeur
Fera bientôt cesser ta plainte et mon malheur :
Les fruits de l'amitié dont Cabrère m'honore
Ne peuvent plus tarder et sont tout près d'éclore :
Tattends de son paquet, que je viens rendre au roi.
L'infaillible faveur d^ honorable emploi ,
( Il cherche dans sa poche. )
Et puis.... Mais quelle peine est celle où je me treuve ?