LÉONOR, DON PÈDRE, LE COMTE
PÉRÈS, Gardes.
DON PEDRE^ relevant Leonor y quij en entrant ^ fait
un faux pas.
Hé, madame! • '^
(Il laisse tomber la requéta.)
leonor:
Seigneur , ^ W un bcdbeur pour m^i Qu'ayant à choir^ ma chute arrive aux pieds du rok Dont le rang me prescrit Tétat pîi je me treuve.
^- DON PEDRE.
C'est de votre mérite une infaillible preuve^ Que, pour vous relever et servir au besoin,
104 DON BEKNARD DE CABRÈRE,
A mes mains la fortune en ait commis le soin.
Oui, madame, ce soin tombe en des mains paissantes.
Capables de remplir et passer vos attentes.
Qui vous peuvent donner un rang qui vous d^ut^
Et ne relèvent point sans élever bien haut.
y LÉoifca.
Que puis-je désormais craindre de la fi^rtune. Si me terrassant même elle m'est opportune ; Si ma chute m'élève , et si choir est un saut Pour me rendre plus ferme et m'élever plus haut? C'est d'un bonheur insigne une preuve constante;
PON PÈDRE
Où s'adressent vos pas?
LliONOR.
Je passois chez Tinfante.
DON PÈDRE
Je vous y rends. .
LÉONOR
Seigneur !
DON PÈDRE
Accordez-moi ce point.
Mandez des cruautés, mais n'en exercez point. Rebutez, méprisez, tuez dans une lettre; Mais présente , souffrez ce qui se peut permettre , Et ne refusez pas une civilité.
LÉONOR
Si j'osois remontrer à votre majesté.
Qu'à quelque si haut point que sa bonté m'oblige.
Il m'est de conséquence étant....